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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 19:50

Charles Bordes a probablement écrit une mélodie sur le poème Green de Paul Verlaine ; elle est datée de 1887 par Bernard Molla (Charles Bordes, pionnier du renouveau musical français entre 1890 et 1909, tome II, p. 510) mais la "partition [est] introuvable", note Ruth L. White (Verlaine  et les musiciens, Paris, Minard, 1992, p. 259).

Comme le souligne Bernard Molla, "Verlaine fut le poète avec lequel la secrète entente artistique fut la plus spontanée, la plus intime. Bordes fut en effet le premier – avec Claude Debussy – à aborder le "cœur enfantin et subtil" du pauvre Lelian." On lira dans sa thèse le chapitre sur  "Charles Bordes et la musique verlainienne" (tome II, pp. 460-471). 

Publié en 1874, le poème fait partie du recueil "Romances sans paroles" dans la série "Aquarelles" qui comprend sept poèmes. Ils ont été écrits en Angleterre, parlent de Mathilde mais aussi plus ou moins directement de Rimbaud. Deux de ces poèmes (Spleen, Dansons la gigue) ont été mis en musique par Charles Bordes. L'expression sans paroles exprime le refus du discours et de la grandiloquence, et aussi la recherche d'une poésie dont on écoute le chant, la mélodie.

 

Et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous

 

On regrettera longtemps de ne pas savoir ce que Charles Bordes a écrit sur ce poème si attachant et où Verlaine apparaît si vulnérable.

 

Green a été mis en musique par Debussy en 1887 et par Fauré en 1891. Vingt-et-un autres compositeurs sont mentionnés par le "Centre international de la mélodie française".

 

Verlaine--Bazille--1868.jpg

 

Verlaine en 1868 par Bazille (Dallas Museum of Art).

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