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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 16:44

L’essentiel de cette photographie a été publié dans ce blog, le 25 février 2012, dans un billet sur le chant grégorien. Elle provenait du numéro 155 de la revue Zodiaque de janvier 1988, consacré à Déodat de Séverac. Celle-ci, plus complète, provient des archives de l’abbaye de Solesmes ; elle apparaît dans le livre de Patrick Hala, Solesmes et les musiciens (vol.1), dans le premier cahier de photos, p. 13, sous le numéro 29. Nous remercions ici Dom Hala de l’autorisation de la montrer à nouveau aux lecteurs de ce blog.

En juillet 1897, Charles Bordes conduisit à l’abbaye de Solesmes une douzaine d’élèves de la Schola Cantorum pour « faire du grégorien » (lettre à André Pirro du 14 juillet 1897, BNF). Parmi eux, son ami Paul Poujaud. 

Dans sa thèse, Bernard Molla parle du chant grégorien et des voyages, celui de 1897 et celui de 1899 (cf Tome 2, pp. 280-327 et Tome 3, pp. 187-284 et 270-284). Dans le livre de Patrick Hala, le voyage de 1897 et celui de 1899 sont analysés (pp. 190-5 et 250-8) avec d’abondantes citations de la correspondance, en particulier avec Dom Mocquereau.

Nous sommes dans la bibliothèque de Solesmes, pour l’atelier de paléographie musicale. La photo est peut-être prise par Carlos de Castéra. On voit, au premier plan à gauche, Déodat de Séverac. Debouts, nous regardant, de gauche à droite René de Castéra et Paul Poujaud, puis (assis) Charles Bordes ; debout à sa gauche, Léon Saint-Requier (dont la tête bouclée atteint l'étagère horizontale du rayonnage supérieur). Au centre, Dom Mocquereau montrant un passage sur un livre, puis Dom Delpech. Plus à droite les quatre autres personnes ne sont pas pour le moment déterminées, sauf Abel Decaux au premier plan.

BC
 

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15 septembre 2018 6 15 /09 /septembre /2018 10:50

L’article d’Amédée Gastoué : César Franck et Paul Poujaud à propos d'un thème de folklore, le Chant de la Creuse paru dans la Revue de Musicologie, Tome 18, n°62, 1937, (pp. 33-38),  étudie ce Chant de la Creuse inclus dans les œuvres posthumes de César Franck (dans L'organiste, pièces posthumes pour harmonium ou orgue à pédale pour l'office ordinaire.) On peut écouter la pièce pour orgue, très brève, ici dans une interprétation de Pierre Astor sur l'orgue ancien de Firminy, ou , jouée par Johannes Schröder à Rothenbach. C'est lent et poignant ; si un air folklorique est à l'origine, César Franck l'a considérablement modifié, par exemple en écrivant sa pièce en ré mineur.

 

L’article est accompagné de deux lettres de Paul Poujaud. Dans la première (datée du 28 octobre 1930) il évoque les circonstances où il a entendu cet air. C’était en octobre 1887 sur "la petite route qui monte" entre Glévic (c’est ce qu’écrit la Revue de Musicologie, avec un v) et Pierre Blanche. Il faut comprendre Glénic (avec un n, prononcer /gleni/ ) ; les lieux sont sur la carte topographique (voir sur Géoportail).

Un laboureur, tout en guidant le bœuf, chantait un air que Paul Poujaud trouvait très beau. Il le nota soigneusement. Ce sont ces notes qu’il envoya à César Franck. Au bout du sillon, il parla au laboureur, "un beau gars, bronzé comme un pâtre albin. (…) Il tenait la chanson de son grand-père, qui la chantait toujours en labourant. Elle n'avait pas de paroles." Poujaud (né en 1856) avait entendu la chanson dans son enfance. Il en donna quelques vers en "patois" de la Marche creusoise et proposa la traduction en français.

Dans sa deuxième lettre (du16 novembre 1930) Paul Poujaud explique que Charles Bordes est venu dans la Creuse, "deux ans après la mort de Franck…" (c’est-à-dire en 1892) et a "…cherché d'autres chants marchois. Mais il ne put recueillir que des noëls, des marches, des pastourelles sans grand caractère."  Il les a notés, comme il avait fait au Pays Basque (missions en 1889 et 1890).

On peut supposer que Paul Poujaud l’a conduit à Valette dans la commune de St Fiel (où il est mort en 1936). A Valette il y avait trois fermes qui avaient été achetées par le père de Paul Poujaud, Emile Poujaud, en 1826. Pour des raisons obscures de dot et d’héritage, le lieu appartenait à la famille Jorrand, mais Paul Poujaud avait la jouissance de la "Maison Jorrand". Ses lettres à Dukas (actuellement à Yale University) sont envoyées de Guéret (où Paul Poujaud vivait chez les Jorrand, 38 rue du Prat) et quelquefois de Valette. Le lieu était idéal pour le type d’enquête ethno-musicologique que menait Charles Bordes.

Forcément, Paul Poujaud a emmené son ami de l’autre côté de la rivière Creuse, là où il avait entendu un laboureur chanter ce Chant de la Creuse qui a inspiré César Franck. Le village de Glénic est sur une colline qui domine la rivière. Forcément Paul Poujaud y a conduit son ami.


Sur la place du village, il y a une petite église remarquable, fortifiée aux 14e et 15e siècles. Charles Bordes n'y a pas vu les fresques du 15e siècle, révélées en 1973, notamment celle d'Adam et Eve. Elle aurait parlé à ce pécheur, ce chrétien tourmenté. N'écrit-il pas à Guy Ropartz (voir dans ce blog le billet du 8 décembre 2013), en mars 1897 : " Vraiment le Bon Dieu n'est pas toujours très juste. On ne peut être parfaitement heureux, il faut toujours payer son tribut. Pour ma part j'en sais quelque chose car j'ai des moments de tristesse profonde. Ça a l'air de marcher comme ça, mais l'avenir peut être gros de nuages."
Il a pu contempler cette vision de l’univers sur la voûte de l’église.


Un peu plus de dix ans plus tard, en 1905, Charles Bordes est passé brièvement en Creuse, à Guéret, pour une audition des Chanteurs de Saint Gervais. (Voir Bernard Molla, tome 1, chapitre V : Voyages de propagande, p. 216 et p.219.)
Mais la vraie communion avec la Creuse, c'est en 1892. 


Paul Poujaud dit que les notes prises en Creuse par Charles Bordes sont avec ses notes sur la musique du Pays Basque. En 1931, il ne sait pas où sont ces notes.
Où sont-elles aujourd’hui ?

 

 

[La couverture de Musica, avril 1903, montre César Franck à l'orgue de Ste Clotilde, d'après le tableau de Jeanne Rongier (1885). Voir dans ce blog le billet Franckistes… du 15 novembre 2012.]

 

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9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 19:46

Merci de lire ce blog.
Il a été trop longtemps en sommeil.
Il se réveille.
C'est maintenant un blog sans publicité.
Respirons !

Le blog, qui existe depuis le 3 février 2011, continuera de parler de Charles Bordes dont je remets la photo. Celle-ci provient du numéro d'hommage de La Tribune de Saint Gervais, en décembre 1909.
On trouvera dans ce blog un article que j'avais publié dans le bulletin communal L'écho vouvrillon en janvier 2013, et aussi un billet en anglais, avec un titre bizarre : "Sesquicentenary" qui fait le point en 2013.

Sur le site de l'association Vouvray Patrimoine, j'ai publié, le 15 février 2015, un article de présentation du compositeur. Il reprend succinctement des choses connues et reste général et incomplet. Il peut être utile cependant et le voici.

Né à la Bellangerie, musicien.
Son père, Frédéric Bordes, était maire de Vouvray sous le Second Empire. Charles Bordes fut l’élève de Marmontel et de César Franck. Passionné par le chant grégorien, il a rénové la musique liturgique. Il a créé les « Chanteurs de Saint-Gervais » dans l’église parisienne du même nom dont il était maître de chapelle (1890). En 1896 il a fondé la Schola Cantorum et s’est entouré d’Alexandre Guilmant et de Vincent d’Indy. Cette école d’enseignement musical, rattachée à l’Institut Catholique de Paris, était située à partir de 1900 au 269 rue St Jacques où elle est encore. (C’est toujours une école de musique privée, mais son statut est différent. Voir le site :
https://www.schola-cantorum.com/index.php/fr/accueil ). Il en a fondé d’autres, notamment à Montpellier. Avec les « Chanteurs de Saint-Gervais », il a sillonné la France.

Ses activités de chef de chœur, de pédagogue et d’administrateur lui laissaient peu de temps pour la composition. C’est dommage. Ses œuvres musicales (Suite basque, Quatre Fantaisies rythmiques) ont été marquées par la musique populaire basque qu’il connaissait bien. Il a laissé inachevé un opéra, Les trois vagues, inspiré par une légende basque, jugé par certains (Paul Dukas en particulier) l’égal de Carmen. Au long de sa courte vie (il est mort, épuisé, à l’âge de 46 ans), il a composé près de quarante mélodies sur des poèmes de Verlaine (une vingtaine), Baudelaire, Hugo, Jammes et des auteurs moins connus aujourd’hui.

Mort à Toulon en 1909, il a été inhumé dans le caveau familial au cimetière de Vouvray. Il existe une rue Charles Bordes dans le bourg. Sur le mur Sud de l’église un monument lui rend hommage avec une sculpture de Médéric Bruno représentant trois jeunes choristes. Il a été inauguré le 17 juin 1923.

En 2009, pour le centenaire de sa mort, une conférence de Catrina Flint (musicologue canadienne) a eu lieu à Val ès Fleurs ainsi qu’une exposition à la Bibliothèque Municipale de Tours puis à celle de Vouvray. La mémoire de Charles Bordes est défendue par Michel Daudin, Président des « Journées Charles Bordes » ( site : http://www.journeescharlesbordes.com/ ) et Bernard Cassaigne dans son blog « Autour de Charles Bordes » (http://charles-bordes.over-blog.com/ ).


(Michel Daudin est décédé  le 1er septembre 2017, (voir l'article de la NR). On lira avec intérêt sa présentation de Charles Bordes faite dans le cadre de l'Académie de Touraine le 8 janvier 2010.  L'association des "Journées Charles Bordes" continue avec son Président Hubert Nivet. Je suis le responsable du blog "Autour de Charles Bordes" où vous vous trouvez en ce moment.)

On ne peut continuer à parler sur Charles Bordes sans utiliser comme outil de travail la magistrale thèse  " Les mélodies de Charles Bordes (1883-1909) : Histoire et analyse", soutenue à Lyon par Jean-François Rouchon le 17 mai 2016, (École doctorale, Lyon et Université Jean Monnet, Saint Etienne), et le livre de Patrick Hala O.S.B. "Solesmes et les musiciens, vol. I. La Schola Cantorum" paru aux Éditions de l'Abbaye de Solesmes en février 2017 où près de 400 pages sont consacrées à Charles Bordes, notamment ses lettres à Paul Poujaud, abondamment citées. 

Ce blog nous emmènera prochainement vers la chaleur vitale du soleil évoquée par Louis Payen dans la dernière mélodie de Charles Bordes et dira quelques mots du voyage de Charles Bordes en Creuse, vers 1892, dont Paul Poujaud se remémore plus tard. 

La frise ci-dessous provient de La Tribune de Saint Gervais, novembre 1909.

 

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 18:55

Le travail de Charles Bordes autour de la musique liturgique, notamment l'activité des Chanteurs de St Gervais, le rôle de la Schola Cantorum, son intérêt pour le chant grégorien, etc. ne doit pas faire oublier tout ce qu'il a fait pour le chant populaire, ses missions d'ethno-musicologie au Pays Basque en1889 et 1890, au début de sa carrière musicale, ou la création de la revue Les chansons de France, en 1907, deux ans avant sa mort.

Le point de départ de cet intérêt est probablement la conférence de Gaston Paris au printemps de 1885 au Cercle Saint Simon. Charles Bordes, alors étudiant au Conservatoire de Musique y assista. La conférence était illustrée par des œuvres interprétées dans leur langue originelle. Celle qui le marqua profondément fut la chanson basque Choriñoak kaiolan. Plus tard, il l’inclut, harmonisée, dans le recueil Douze chansons amoureuses du Pays Basque français (publié chez Rouart, Lerolle en 1910). Même si ces chansons glorifient un amour profane, cet amour est d’essence spirituelle, proche de l’agapé (ἀγάπη) de la Première épitre de Saint Paul aux Corinthiens, chapitre 13. C’est-à-dire que Charles Bordes n’y voyait pas de contradiction avec l’amour que le plain-chant exprimait. Dans son esprit, il y a continuité entre la musique populaire et la musique savante. En outre, Choriñoak kaiolan est d’abord un hymne à la liberté. La liberté de l’oiseau, certes, mais c’est une métaphore pour dire l’artiste créateur. Voici les paroles, dans leur transcription par le Docteur Jean-Félix Larrieu :

1. L'oiseau, dans la cage, Chante tout attristé : Tandis qu'il y a de quoi manger, de quoi boire, Parce que, parce que La liberté est si belle.

2. Oiseau du dehors, Jette un regard à la cage : Si cela t'est possible, Garde-t-en bien, Parce que, parce que, parce que ? La liberté est si belle.

3. Hier au soir j'ai rêvé Avoir vu ma bien-aimée, La voir et ne pouvoir lui parler. N'est-ce pas bien grand' peine ? Ah ! désespoir ! Je désirerais bien mourir.

On écoutera l’interprétation qu’en donne Antton Valverde avec les paroles originales en euskara https://www.youtube.com/watch?v=1Bj59Z-W9ik

1. Choriñoak kaiolan, Tristerik du khantatzen: Dialarik han zer jan, Zeren, zeren, Libertatia zouñen eder den!

2. Kanpoko choria, So.giok kaiolari: Ahal balin bahadi, Harterik begir.adi, Libertatia zouñen eder den!

3. Barda amets egin dit Maitia ikhousirik: Ikhous eta ezin mintza, Ala ezina! Desiratzen nuke hiltzia...

Le thème en sera repris par Charles Bordes dans sa Suite basque (opus 6) en 1887, puis dans sa Rapsodie basque (opus 9) en 1889. Par bien des aspects, c’est dans une cage que Charles Bordes vivait et travaillait, notamment la rigidité du cadre ecclésiastique. C’est ainsi que la Schola, par exemple, a été quelquefois décrite ("a hotbed of bigoted Catholicism, anti-Semitism, and extreme nationalism" écrit Andrew Thomson). Ne parlons pas ici de l’évasion « spatiale » que représentaient les constantes tournées des Chanteurs de Saint Gervais. Dans les mélodies écrites après le 6 juin 1894 (date de création de la Schola Cantorum), l’enfermement est loin et les cris exprimant certes la douleur mais aussi la liberté, sont nombreux (Verlaine, Jammes, Mauclair).

En descendant la rue de La Rochefoucauld où il vivait dans les années 1883-84 (voir le billet biographique du 13 février 2013), Charles Bordes voyait l’Angélus de Millet exposé chez le marchand d’art Charles Sedelmeyer (sa galerie se trouvait dans le bas de la rue, sur la gauche, juste avant d’arriver à l’église de la Trinité). L’original est au Musée d’Orsay ; dans ce billet, nous en donnons une version diffusée à des milliers d’exemplaires, un chromo qui se trouvait dans maintes maisons en cette fin du 19e siècle. L’œuvre, souvent commentée, montre la profondeur de l’imprégnation religieuse, et cela nous renvoie au versant liturgique de l’activité de Charles Bordes. Ces notes de l’angélus égrenées depuis le clocher à l’horizon ne disent-elles pas la musique plus ample à laquelle se prête la nef de l’église, que ce soit St Gervais à Paris ou l’église d’un village campagnard ? Mais cet homme et cette femme en prière ne sont-ils pas d’abord des paysans ? C’est par eux que passe aussi le chant populaire. Ailleurs, Charles Bordes sait choisir un poème qui parle de la terre et de son pouvoir. Je pense ici au texte de Camille Mauclair, avec ses ambigüités autour du faucheur, du glaneur, de la mort, de l’amant :

Le beau faucheur s'en est allé,

S'en est allé le coeur en fête,

Vers d'autres moissons non faites.

Mes cheveux dorment sur mon front,

Dans la terre ils germeront

Quand mon âme sera défaite,

Ils germeront dans la mort :

Glaneur, va t'en, mes cheveux blonds,

Pour lui seul dorment sur mon front !

Sans aller jusqu’aux interprétations délirantes à la Salvador Dalí, la mort est aussi présente dans la peinture. Le contexte, c’est cela aussi. Dans la prière de l’angélus, il est dit à plusieurs reprises in hora mortis nostræ. Notre mort, mais sans doute celle de nos ancêtres. Et Charles Bordes n’oublie pas ce qu’ils ont transmis. En 1906, pour le « Congrès de Chant Populaire » de Montpellier, il harmonise la Cansoun dis Avi (Chanson des aïeux) pour lequel Mistral écrit des vers provençaux (publiée en 1912 dans Lis Oulivado). Mais, nous dit la partition, c’est un « èr poupulàri », « nouta pèr C. Bordes » (« air populaire », « noté par C. Bordes »). Mistral insiste sur la transmission d’un savoir :

Ounour à nòstis àvi

Tant sàvi, tant sàvi,

Ounour à nòstis àvi

Qu’avèn pas couneigu !

(Honneur à nos aïeux, Si savants, si savants, Honneur à nos aïeux Que nous n’avons pas connus !)

Charles Bordes avait déjà proclamé son attachement pour la musique populaire en mettant, en exergue de sa Rapsodie basque en 1889, la phrase de Schumann : "Ecoutez attentivement la chanson populaire, c'est la source inépuisable des plus belles mélodies."

Au XIXe siècle, Charles Bordes participe ainsi à cet intérêt pour la voix du peuple. Il y a de nombreux exemples de ce courant dans plusieurs pays européens, et aussi en France. Tout près de Charles Bordes, il y a ce que Paul Poujaud a transmis à César Franck pour Le Chant de la Creuse, pièce brève mais magistrale. La chanson d’origine (En venir de meissuna, c-à-d En revenant de moissonner) est peut-être leste, mais l’œuvre qui en résulte, destinée à l’orgue, montre qu’il n’y a pas de contradiction avec la spiritualité. On peut écouter ici l’interprétation de Pierre Astor à Firminy : https://www.youtube.com/watch?v=As5etED5aTk , ou celle de Johannes Schröder https://www.youtube.com/watch?v=lj2MnU06BFc . Dans son collectage au Pays Basque, Charles Bordes avait aussi noté des airs religieux, réunis sous le titre de Kantika espiritualak et, nous l’avons vu, dans les airs profanes, la spiritualité est essentielle.

Le « Congrès du Chant Populaire » de Montpellier (du 4 au 6 juin 1906) est donc un aboutissement logique. On a vu La Cansoun dis Avi ; Charles Bordes publie aussi, à cette occasion, les Onze chansons du Languedoc (au bureau d’édition de la Schola). Les noms et les métiers des chanteurs sont donnés, ainsi, Denis Alliès, cocher à Lacaune (Tarn), pour la première chanson ou, à la fin, Armandine Moulinier, fille d’auberge à Roquecézière (Aveyron) ; c’est la voix même du peuple. Cette proximité, elle se trouvait aussi dans les visites des Chanteurs de Saint Gervais à Barcelone (1902, 1906) où Charles Bordes travaillait avec l’Orfeo català de Lluís Millet et Amadeu Vives (sans oublier les relations de la Schola avec Felip Pedrell) pour illustrer la musique populaire sans aucune exclusion de la musique « savante ».

BC

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 18:49
chanter

[Chanteur, sculpture de Médéric Bruno, monument dédié à Charles Bordes, Vouvray.]

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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 18:58
Saint Ravy

Place Saint Ravy, à Montpellier, une fresque de carreaux de faïence, œuvre de Raoul Bussy (1905), marque l'endroit où Charles Bordes avait créé une Schola. Est-ce la musique savante ? La musique populaire n'est pas loin.

Saint Ravy
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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 11:49
décembre...

Dans Musica, n°86, novembre 1909, La danse au Pays Basque, le dernier article de Charles Bordes, ici p.173, fin.

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 16:35
Octobre...

Musica, n°86, novembre 1909, le dernier article de Charles Bordes, ici p. 172, à suivre.

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 08:58

Musica n° 24, septembre 1904, p.377

septembre...
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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 17:20
août...

Musica, n° 24, septembre 1904, p. 376.

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